Comment je choisis mes produits de beauté : les critères de confiance.

Difficile de faire son choix parmi la profusion de produits. Comment choisir ses produits ? Je vous donne ici mes propres critères, en espérant que cela puisse vous éclairer.

Le pays de production

Je privilégie la France (Cosmo Naturel, SVR), l’Allemagne (Eucerin), l’Italie (La Saponaria), l’Espagne (Isdin). Ensuite, j’ai aussi commencé à utiliser des produits coréens comme ceux de la marque Cosrx. J’utilise certains produits venant des Etats-Unis, comme ceux de Shea Moisture, Rahua, John Masters Organics et Among the Flowers, et du Canada, comme Calia Natural. Le point commun entre tous ces pays est que la production et la mise en vente des cosmétiques sont extrêmement contrôlés ! Vous avez donc le choix… On pourrait aussi citer la Suisse (Louis Widmer), la Suède… Récemment, j’ai pu découvrir les produits de la marque marocaine Botanika Marrakech. Cette marque me semble être plutôt à destination du public étranger. Leurs produits capillaires sont d’une efficacité remarquable !

La marque russe Natura Siberica était extrêmement populaire en France, mais aussi au Japon, en Allemagne et en Angleterre. C’était une marque extrêmement qualitative qui aurait pu énormément apporter aux autres marques en termes d’efficacité et de sensorialité. Le climat politique et géopolitique actuel font que je la boycotte. Même si Natura Siberica affirme avoir des valeurs pacifistes et qu’une grande partie de la population russe est opposée à la guerre et au régime actuel, il est difficile d’en tirer une conclusion sur les entrées et les sorties financières de la marque, surtout dans un pays aussi contrôlé. Je parle ici de ce que je connais, mais il y a de belles marques partout. Les législations étant fort différentes (cependant pour être vendus en France et dans l’Union Européenne, les marques doivent répondre à des critères précis), je préfère privilégier les pays européens, les États-Unis et le Canada.

L’ancienneté

Ce n’est pas mon critère principal, loin de là, mais les marques qui ont démontré leur savoir-faire depuis au moins dix ans, comme SVR ou Lierac ont d’office une meilleure note de confiance pour moi. Avoir le savoir-faire, les méthodes, l’expérience, mais aussi un certain budget recherche qui va de pair avec ce genre de marques, ce n’est pas donné à toutes les marques.

La composition doit primer sur la beauté du flacon, le parfum, la texture

Attention, j’aime aussi les beaux flacons en verre, ce n’est pas le propos. Je déteste les marques qui font passer le flacon avant tout (Guerlain, je te regarde). J’adore aussi les belles textures luxueuses. Ce que je déteste, c’est quand tout l’intérêt du produit réside dans les critères autres que l’efficacité… Alors, oui, les flacons SVR ne vendent pas du rêve, mais j’ai beaucoup plus confiance en SVR qu’en Guerlain de manière générale.

La passion

Je ne crois pas que la passion va toujours de pair avec l’honnêteté et le savoir-faire. Je pense que l’on peut être extrêmement compétent et fiable dans son métier sans être passionné, ou alors adorer son métier mais être complètement nul. Toutefois, je vous l’avoue, un producteur passionné par son métier (certes, ça peut être surjoué…) me donnera forcément plus confiance qu’une personne qui travaillait initialement dans le marketing d’un tout autre domaine, et qui va se mettre à créer sa marque de soins pour les cheveux de manière subite car elle pense que ça va rapporter gros… C’est pour cela les petites savonneries. Je me demande comment elles tiennent le coup car les marges sont assez faibles, malgré le succès récent des savons et des shampoings solides.

De la même manière, en matière de produits capillaires, je trouve les produits de salon crées par des coiffeurs en général plus agréables à utiliser et efficaces que les produits de supermarché. Je pense notamment à Rahua, John Masters Organics et à Christophe Robin. Ce sont des produits spécifiques, destinés à résoudre des problématiques rencontrés par les coiffeurs sur le terrain, et destinés à une clientèle qui aime prendre soin de ses cheveux. En ce qui concerne les produits de supermarché, ils ciblent une clientèle beaucoup plus globale, y compris celle qui se moque des spécificités du produit, et qui achète son shampoing comme il achèterait un paquet de chips Lay’s. Ce ne sont pas forcément de mauvais produits, mais ils sont tout aussi conçus pour Élise, la gamine de sept ans aux cheveux fins qui poussent à toute vitesse, que pour Roland, 70 ans et plus un cheveu sur le crâne.

Est-ce que vous saviez que la marque de soins capillaires Davines était au départ le laboratoire de recherches d’une famille italienne (qui se concentrait uniquement sur les produits capillaires), initialement créé pour fabriquer des produits à destination des autres marques ? La marque Davines aurait été crée dix ans plus tard seulement, c’est du moins la version du site de Davines. Contrairement à des marques qui surgissent d’on ne sait où et qui sont propulsés par des influenceurs (est-ce que l’on peut d’ailleurs interdire l’usage de ce terme hideux, et le remplacer par vendeur de poudre de perlimpinpin et d’huile de serpent ? ) malhonnêtes, Davines est une marque avec une vraie expertise.

C’est pour cela que je vous déconseille fortement certaines nouvelles marques, qui sont plus des réussites marketing que des réussites tout court. Je vous donne un peu l’archétype : langage très start up, flacons trop beaux pour être vrais, l’impression que vous payez plus les graphistes que les matières premières, marque un peu trop présente sur les réseaux sociaux et ventes privées, un peu comme du spam, beaucoup d’articles sponsorisés… Il y a quelques exceptions, par exemple je trouve que certains produits Horace et Skin and Out valent vraiment leur succès, alors qu’ils cochent toutes les cases que je viens de citer. 😉

Par exemple, une marque qui ne m’inspire pas du tout confiance est la marque Pomelo+co. D’abord, cette marque est la définition du spam, et je n’ai même pas de réseau social. J’en ai quand même entendu parlé. Les flacons sont colorés, mignons. On a le bingo des ingrédients à la mode qui sonnent naturel : microalgues, bambou, matcha. Les prix sont délirants mais avec un tel matraquage publicitaire, le consommateur ne peut que se dire que ça peut valoir le prix affiché, si cela fonctionne vraiment. Les compositions sont plutôt intéressantes mais très peu originales finalement, surtout pour un tel prix. Si je devais comparer les produits Pomelo+co à une autre marque connue, ce serait Desert Essence. Oui, Pomelo+co, c’est : prenons les compositions de Desert Essence en moins bien avec des prix plus élevés et un graphisme plus coloré. On se demanderait même si ce n’est pas un ancien de Desert Essence derrière la marque. 😉

Ringarde Skincare

Le site qui ne vous vendra jamais de Drunk Elephant. Les conseils que je vous donne sont ceux que j'applique moi-même.

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